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Le galicien. Voici mon histoire (1ère partie)



Je suis né au IXème siècle, fils du latin, en Gallaecia (nord du Portugal, Galice, une partie des Asturies et de León). J’ai été langage de rois: Ramiro I, Afonso II, Ramiro II, Afonso V, García, Afonso VI.... Ils m’ont appelé galaico-portugais. Depuis le IXème siècle jusqu’au XIIème, je n’étais que parlé mais à partir du XIIIème siècle je suis devenu une langue écrite par excellence lorsque les gens n’utilisaient alors plus le latin pour ce faire.

Au XIIIème siècle la Galice et le Portugal se sont séparés politiquement, mais il ne s’est pas produit de séparation linguistique et j’étais donc encore utilisé sur les deux rives du fleuve miño.

Au XIIIème siècle, j’étais utilisé dans tous les domaines, publics et privés. J’étais déjà dans les documents civils tels que vente et achat, testaments, etc. J’étais aussi entré dans le monde littéraire à deux étapes importantes:

· étape des troubadours XIIIème siècle – c. 1350. Ce fut l’époque de ma splendeur. Des troubadours m’ont choisi pour écrire des cantiques d’amour, d’amitié, de moquerie. Alfonso X le sage m’utilisa pour ses célèbres cantiques à sainte marie. Je fus la langue lyrique des royaumes chrétiens...

· étape après les troubadours: 1350 – fin du XVème siècle


En raison de luttes politiques perdues, la Galice s’est vue soumise au royaume de Castille. Les Rois Catholiques émirent alors une loi terrible, appelée “domestication et castration de la Galice”. La noblesse galicienne s’est vue changée par des aristocrates de castille qui, suivant la politique imposée par le Royaume de Castille, tentèrent de me supprimer en utilisant leur langue, le castillan, au sein de l’administration et dans les hautes sphères du pouvoir.

Malgré tout, le peuple m’utilisait encore. Tous deux avons vécu une étape de décadence. Nous avons perdu le rôle principal dans le pouvoir politique et culturel lors des “siècles noirs”. Mon alter ego, le portugais, s’est éloigné de moi. J’ai survécu dans la bouche du peuple et dans les lettres et sonnets de quelques aristocrates et membres du clergé qui me restèrent fidèles.

Au siècle des lumières, des voix d’intellectuels ont surgi pour prendre la défense de la langue et de l’identité de la Galice. Le Père Feixoo et frère Martín Sarmiento m’ont étudié à fond et ont défendu mon retour au monde de l’enseignement. C’était le prélude du “redressement”.

Au XIXème siècle, j’étais de nouveau utilisé par des écrivains comme Rosalía de Castro, Curros Enríquez et Eduardo Pondal. Le peuple pouvait récupérer la dignité de sa culture et de sa langue grâce à la défense du galicien et malgré le fait que le castillan était toujours dominant.

Au XXème siècle, j’ai été projeté à nouveau vers d’autres domaines comme moyen naturel d’expression et des mouvements sont nés donnant une impulsion à la littérature en galicien.



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